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L' histoire des galgos

Leur martyr



L’histoire du martyr du galgo


galgoslevrierspyrenees.fr,gaston phebus et sa cour
galgos : la meute de galgos de gaston phebus

 

       Le galgo ou lévrier espagnol, un chien adulé par les nobles, au XIVème siècle, pour ces performances à la chasse. Il sait aussi bien chasser le lièvre que le gros gibier comme le cerf, le chevreuil et même le sanglier.

 

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galgos : gaston phebus traitait tres bien ses chiens

 

         Au XXI ème siècle, le galgo ne chasse plus en France, c’est interdit mais il peut chasser en Espagne. La chasse aux lévriers fait partie des traditions espagnoles où l’animal n’a qu’une place d’objet et d’être vivant.

 

Voici donc l’histoire du martyr des galgos :


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galgos : ils sont terrorisés

 

                   On pense que le lévrier est arrivé en Espagne avec les Arabes et qu’il descend du sloughi d’Afrique du nord. Ces animaux étaient vénérés dans leur pays d’origine, les cousins des lévriers espagnols ne pouvaient être que la possession d’un scheik et c’était un immense honneur si un scheik offrait un tel chien à un invité.

 

 

 

        Au début les lévriers étaient des animaux nobles qui ne pouvaient qu’appartenir qu’à la noblesse. Ces animaux servaient lors d’extraordinaires parties de chasse.

 

 

Retour vers le  passé de nos galgos 

 

         De nombreuses parties de chasses sont représentées dans « le livre de la chasse » écrit par Gaston Phébus, comte de Foix, vicomte de Béarn, grand seigneur du XIV ème siècle de ma région : Pau.

En ce temps-là, le lévrier faisait partie de la cour.

 

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galgos : gaston phebus et sa cour

 

       Mais les personnes d’origines modestes qui s’occupaient d’eux, commençaient à en mettre certains « à l’abri » pour étendre eux-mêmes l’élevage de façon non contrôlée.

 

Scène  de la vie courante lorsque le galgo est considéré comme un animal de compagnie.

 

Partie de chasse début XIX ème

 

 

Voici la vie de nos  lévriers espagnols :

une vie de martyr 

 

 

         Au XXI siècle, le galgos est interdit de chasse sur toute l’Europe sauf en Espagne.

 

 

          Dans le milieu des galgueros, (les chasseurs espagnols) LE CHIEN est considéré comme un objet.

             Pour se livrer à son sport favori, le galguero a besoin de galgos, beaucoup de galgos, pour mener à bien la sélection de ses champions.

 

 

          Ces galgos qui lui feront gagner l’estime de ses pères. Tout est une question d’honneur, le galgo est « le double de son maitre », il chasse mal, c’est le galguero qui est mauvais.

Le galguero fait donc de la reproduction à outrance. Il y a plus de 50 000 galgos produits chaque année.

 

 

        Les chenils ne  sont que des mouroirs. Les galgos s’y entassent, s’y reproduisent, se battent, s’y tuent pour une femelle en chaleur.

Chaque année 50 000 galgos meurent de mort atroce !!!!

 

 

           Etant considère comme un objet, le galgo ne sera nourri que de temps en temps et de pain et d’eau.

 

galgoslevrierspyrenees.fr, un galgo affamé
galgos : un galgo affamé

 

         La seule viande qu’il mangera, sera les galgos morts lors des bagarres, de maladies, d’épuisements ou des chiots qui n’ont pas survécus à leurs  conditions de vie. 

 

galgoslevrierspyrenees.fr,Une femelle galga peut donner naissance à 8 à 10 chiots
galgos : Une femelle galga peut donner naissance à 8 à 10 chiots

 

             Malgré des conditions de vie atroces : manque de nourriture, absence de viande pour nourrir les muscles des galgos.

 

 

Le lévrier se doit être performant.


           Il doit endurer un entrainement difficile, stressant, inhumain et inadapté à leur état physique, psychique et sanitaire catastrophique.

 

 

         Pendant une partie de chasse, le galgo doit amener le lapin à son maitre, intact. Son lévrier a faim, cela n’a pas d’importance, il ne doit pas abimer le gibier.

Si celui abime le lièvre de la partie de chasse et le ramène

à son galguero.

 

 

             MALHEUR ! Le galguero, furieux, va tabasser son galgo. Il est interdit au chien de faire cela. Il ne se pose pas la question du pourquoi de cette situation :

SON CHIEN A FAIM.

 

 

           En début et fin  de saison de chasse, début septembre et mi-février, les  galgos inaptes à la chasse sont purement et simplement éliminés. Et là aussi le galguero redouble d’imagination.

 

 

         Si le galgo a pour idée de  manger le lièvre, l’honneur du galguero est bafoué, ces amis galgueros peuvent se moquer de l’entrainement qu’il a fait subir à son chien.  Le galguero lavera cet affront en battant à mort  ce pauvre lévrier qui ne demandait qu’à manger.

 

 

           Je comparerais la course d’un galgo à celle d’un guépard en chasse. Il dépense énormément d’énergie pour attraper ce lièvre qu’il aimerait bien manger.

 

Course de TIKAL, ma galga, sur la plage

 

galgoslevrierspyrenees.fr,un chenil
galgos :tikal en courses

 

Guépard en chasse

 

 

           Voilà pourquoi, nos galgos ne sont « rentables » à leur galguero  que pendant 3 à 4 années.

Rappelez-vous, le galgo est essentiellement nourri de pain. La baguette à ce que je sache n’est pas une source de protéines. Le muscle n’étant pas correctement nourri, le galgo s’épuise et devient alors inutile.

 

Il va donc s’en débarrasser.

  

             N’oublions pas que le galguero n’a aucun sentiment pour son  chien. Il va donc s’en débarrasser de façon tout à fait inhumaine.

 

 

  •      LE PREMIER PRIX va à la pendaison du « pianiste ». souvenez-vous  du film «  il était une fois dans l’ouest ».Le galgo est pendu à un arbre le bout des pattes touchent encore le sol. Lorsque le galguero quitte son galgo, celui-ci est toujours vivant. Le galguero est donc un « gars bien ». il n’a pas tué son chien. C’est ce pauvre galgo qui meurt pendu. Épuisé, ses pattes  ne le tiennent plus, il s’effondre et se tue.

 

 

  •      LE SECOND PRIX : la mort du galgo peut être parfois rapide. le galguero accompagne la pendaison d’une  immolation de son galgo. 

Quel horreur !!!!

 

 

  •        TROISIEME PRIX : l’abandon en pleine campagne ou en  montagne, commence alors une vie d’errance et de peur. Avec parfois au bout, un retour à la case départ, le galgo est un chien très fidèle, un retour vers l’enfer chez son galguero.

     Il sera cette fois ci pendu ou mutilé. Et certainement à nouveau abandonné bien plus loin. Et cela sera la fin.

 

 

 

Voici Mila, arrivée mutiler au refuge, adoptée en France.

Elle décédera d’une crise cardiaque.

 

 

  •      QUATRIEME PRIX : être jeter au fond d’un puit ; pas grave les chiens savent nager. Nos « chers galgueros » oublient qu’un puit a de hautes parois. Le galgo est donc condamné à mourir.

Lamentable

 

 

 

  •     Parfois le galgo abandonné qui réussit à se réfugier dans un village, une ville peut être la victime de  personnes innommables. Celles-ci « s’amuseront » au bowling. Le galgo étant une quille et la boule, la voiture de ces hommes : Leur jeu percuter l’inutile lévrier.

 

 

         Certains galgos seront revendus à des organisateurs de combat de chiens. Ils serviront à l’entrainement des chiens de combats.

 

Une aberration lorsque l’on connait le caractère de ce lévrier.

 

 

        Heureusement, la population espagnole ne se constitue pas que de galgueros. Et tous les espagnols n’approuvent pas toutes ces traditions barbares.

        Il y en a qui proteste et manifeste. Cette tradition fait environ 50 000 victimes par an. L’année 2015 a été une année terrible pour nos pauvres lévriers.

      Énormément de galgos sont arrivés dans les refuges  dans des état sanitaires, psychologiques catastrophiques.

 

      Le galgo est parfois trouvé et emmené en perrera ou fourrière espagnole . celle-ci est un lieu où le chien recueilli n’a que 21 jours de répit car passer ce temps, il sera gazé et mourra parfois dans d’atroces souffrances.

 

 

La perrera

 

 

Voici le sort des chiens au bout des 21 jours de perrera 

 

 

          Pour conclure je voudrais dire un grand merci aux bénévoles espagnols qui donnent de leur temps libre pour sauver les galgos qu’ils recueillent, les soigner, les aimer.

 

 

Voici quelques uns de nos bénévoles espagnols

 

 

          Pour conclure je voudrais dire un grand merci aux bénévoles espagnols qui donnent de leur temps libre pour sauver les galgos qu’ils recueillent, les soigner, les aimer.

 

       Sans eux, les galgos ne pourraient franchir la frontière, et être mis à l’adoption. Il faut savoir que la loi exige la vaccination contre la rage datant de 21 jours pour franchir les frontières. Les autres vaccinations sont fortement conseillées.

 

       Une fois tous ces petits tracas administratifs terminés, le galgo peut enfin arriver chez son adoptant ou sa famille d’accueil, et enfin vivre une vie heureuse, calme et sans soucis.

 

Merci aussi, à tous nos adoptants et famille d’accueil qui nous aident à sauver nos galgos adorés et ils le valent bien.

 

 

QUELQUES PHOTOS DE NOS SAUVETAGES